Livres

When Translation Goes Digital. Case Studies and Critical Reflections (Quand la traduction devient numérique. Études de cas et réflexions critiques), Renée Desjardin, Claire Larsonneur and Philippe Lacour (eds.), Palgrave Macmillan, 2020.

This edited book brings together case studies from different contexts which all explore how a rapidly evolving digital landscape is impacting translation and intercultural communication. The chapters examine different facets of digitization, including how professional translators leverage digital tools and why, the types of digital data Translation Studies scholars can now observe, and how the Digital Humanities are impacting how we teach and theorize translation in an era of automation and artificial intelligence. The volume gives voice to research from across the professional and academic spectrum, with representation from Hong Kong, Canada, France, Algeria, South Korea, Japan, Brazil and the UK. This book will be of interest to professionals and academics working in the field of translation, as well as digital humanities and communications scholars. Pour en savoir plus sur ce livre.

La raison au singulier. Réflexions sur l’épistémologie de Jean-Claude Passeron, Paris, Presses Universitaires de Nanterre, 2020.

Les sciences humaines et sociales sont-elles des sciences ? Si l’on prend leur prétention au sérieux, comment rendre compte de leurs gestes de connaissance effectifs sans préjuger de leur rationalité par des exigences a priori ? Peut-on en faire l’épistémologie de façon immanente, en suivant attentivement leurs opérations, et en valorisant la rigueur de leurs résultats ? Peut-on les accepter au sein de la rationalité scientifique, même si leurs méthodes sont différentes des disciplines plus exactes ? C’est à ces questions que Jean-Claude Passeron a cherché à répondre avec précision, fort de sa pratique de sociologue et de sa réflexion Lade théoricien obstiné. Ce livre constitue la première tentative de synthèse de son œuvre épistémologi-que, qui s’étend sur plus d’un demi-siècle. Le débat sur la nature « wébérienne » (« non-poppérienne ») ou non de l’espace des sciences humaines et sociales fait l’objet d’un arbitrage, à la faveur d’une reconstitution minutieuse du point de vue de Passeron, par-delà ses ambiguïtés. Apparaît ainsi la figure inédite d’une raison « au singulier », capable, certes, de généralisation, mais toujours soucieuse de connaître les singularités culturelles dans la contingence de leur apparition et la richesse de leur contexte historique. Sommaire de l’ouvrage.

Approches de l’individuel. Epistémologie. Logique. Métaphysique, Paris, PENS, 2017 (avec Julien Rabachou et Anne Lefebvre).

L’individuel est une notion qui place la philosophie devant un défi multiforme. Comment la pensée et la connaissance prétendent-elles appréhender ce qui se présente volontiers à la fois comme le grain et le critère de la réalité ? Et a-t-on seulement raison de le considérer comme tel : n’est-il pas plutôt un caractère dérivé du réel, dont la nature fondamentale serait pré-individuelle ? Cette difficulté est, à bien des égards, celle de la raison clinique – non pas en un sens exclusivement médical (ni thérapeutique), mais au sens large d’un face-à-face avec le « ceci », et d’une prétention à sa connaissance minutieuse. Logique, épistémologie et métaphysique sont ici mobilisées, selon des approches à la fois distinctes et combinées, afin d’explorer, de façon méthodique et diversifiée, un problème commun. Outre l’introduction, Philippe également écrit le chapitre: « Le statut épistémologique de la connaissance clinique. Abduction, transduction ou casuistique ? ». Sommaire de l’ouvrage. Existe aussi au format de livre numérique.

La nostalgie de l’individuel. Essai sur le rationalisme pratique de Gilles-Gaston Granger, Paris, Vrin, collection « Mathèsis », 2012

Introducteur en France de Wittgenstein et Peirce, « passeur » décisif d’auteurs comme Russell et Carnap, Gilles-Gaston Granger puise à de nombreuses sources étrangères pour renouveler la tradition française de l’épistémologie historique, héritée de Bachelard et de Cavaillès. Avocat critique de la formalisation, compagnon de route vigilant du structuralisme, c’est aussi un observateur attentif des sciences humaines du XXe siècle. Mais, plus encore qu’une épistémologie comparative, son œuvre constitue une ambitieuse métaphysique du singulier et une très originale reformulation de la rationalité pratique. Sa réflexion conjoint en effet engagement ontologique et souci critique au service d’une philosophie transcendantale de l’expérience concrète. Existentialisme atypique, cette pensée dialectique des formes symboliques fait de la rationalité un labeur inachevé. Parce que le grain de la réalité n’est pas donné, mais conquis à l’issue d’un long détour objectivant, la philosophie prend la forme opératoire d’une herméneutique rigoureuse. La nostalgie de l’individuel désigne le mouvement intime de ce rationalisme de la médiation minutieuse. Cette étude, qui s’appuie sur l’intégralité de l’œuvre publiée de Gilles-Gaston Granger, en souligne pour la première fois l’originalité dans la pensée française du XXe siècle. Où se procurer ce livre ?